
Dormir peu fait-il grossir ? La science a découvert la vraie raison
Dormir Peu Fait Grossir (et Ce N'est Pas à Cause de la Faim, Comme Tout le Monde le Pense)
Par Vanessa Manfredini | Biomédicale et future Nutritionniste
Vous dormez environ 6 heures, vous vous sentez « bien » et ne vous considérez même pas fatiguée ? 😴 Eh bien, une étude publiée en juillet a mis ce scénario à l'épreuve. Et le résultat a été surprenant, surtout la raison. Venez avec moi ! 🌿
« Mal dormir ne fait pas grossir parce que ça donne faim. Ça fait grossir parce que ça vous prive de votre envie de bouger. »
Ce que les scientifiques ont fait 🔬
Des chercheurs de l'Université Columbia, aux États-Unis, ont réuni 95 adultes qui dormaient habituellement 7 à 8 heures par nuit. Pendant 6 semaines, ils ont dormi environ 1 heure et 20 minutes de moins par nuit. Rien d'extrême, notez bien : c'est exactement ce que la plupart des gens vivent dans le rythme effréné du quotidien.
Le résultat 📊
En seulement 6 semaines de sommeil un peu réduit, les participants :
📏 Ont augmenté leur tour de taille d'environ un demi-centimètre
🪑 Ont passé 17 minutes de plus par jour immobiles
Cela peut sembler peu, n'est-ce pas ? Mais arrêtez de penser en 6 semaines et pensez en 6 mois, 2 ans, 10 ans. C'est ainsi que le poids augmente lentement tout au long de la vie adulte, sans que l'on comprenne d'où cela vient. 🤯
La grande surprise 🤔
Voici la découverte qui a changé la donne. Tout le monde s'attendait à ce que l'explication soit la faim, car on a toujours dit que mal dormir augmentait l'appétit. Mais ce n'est pas ce qui s'est passé.
Les hormones de la faim n'ont pratiquement pas bougé, et la dépense énergétique est restée la même. Ce qui a changé, c'est le comportement : les gens sont simplement restés plus immobiles. Moins d'entrain, plus de canapé. Et le détail est qu'ils n'ont pas compensé cela à aucun moment de la journée.
Et voici la donnée qui a attiré mon attention 🌸
Chez les femmes post-ménopausées (et aussi chez les hommes), l'effet a été encore plus important : elles ont passé près de 30 minutes de plus par jour immobiles. C'est presque le double de la moyenne générale.
Et il y a plus : le même groupe de recherche avait déjà observé que ce même léger manque de sommeil augmentait la résistance à l'insuline chez les femmes, avec un effet plus fort justement après la ménopause. Autrement dit, à ce stade, le sommeil cesse d'être "juste du repos" et devient une pièce maîtresse de la santé. 💚
Que faire de cette information 🌱
⏰ Gagnez 20 minutes à la fois : pas besoin de révolutionner la nuit. Avancer un peu l'heure du coucher est déjà un début.
📱 Attention au "juste un épisode de plus" : c'est là que les 80 minutes disparaissent.
🚶♀️ Les jours de mauvaise nuit, bougez délibérément : maintenant vous savez que la tendance est de rester immobile sans s'en rendre compte.
« Prendre soin de son sommeil est l'une des façons les plus douces de prendre soin de son poids. »
Vous êtes-vous identifié à cette étude ? 💚
Dites-moi en commentaires combien d'heures vous avez dormi. Et partagez avec cette personne qui dit toujours « je dors peu et tout va bien » ! 🌹
Avec affection et science, Vanessa 🌹
📚 Références scientifiques
Contenu basé sur des recherches récentes sur le sommeil et le poids. Principales références :
- Zuraikat FM, et al. Prolonged Short Sleep and Its Effect on Body Weight and Composition: A Pooled Analysis of Randomized Trials. Annals of Internal Medicine, publié en ligne le 7 juillet 2026. DOI: 10.7326/ANNALS-25-01660 (https://doi.org/10.7326/ANNALS-25-01660)
- Columbia University Irving Medical Center, matériel de diffusion sur l'étude menée par Marie-Pierre St-Onge et collaborateurs.
- Études antérieures du même groupe sur la restriction légère de sommeil, la résistance à l'insuline chez les femmes et les marqueurs d'inflammation cardiaque.
Les informations sont à caractère éducatif et ne remplacent pas un suivi avec des professionnels de la santé. Les résultats d'études représentent des moyennes de groupes et peuvent ne pas s'appliquer à chaque personne individuellement. La science est en constante évolution.